Rapport de Mission effectuée par Joseph Cuziat et Jean Sémon
à Sangha, République du Mali, en novembre 2010.

par

Joseph Cuziat et Jean Sémon

Association " Biologie Sans Frontières "


Résumé


 

Cette nouvelle mission BSF en République du Mali concernait deux sites très différents l'un de l'autre. Le texte ci-après relate l'action menée à Sangha, localité rurale située à environ 800 Km (soit une quinzaine d'heures de trajet) de Bamako, la capitale.

 

 

 

Un historique de l'opération de mise en place progressive du laboratoire permettra de mieux situer le contexte de l'intervention de novembre 2010, au cours de laquelle -toujours en étroite et fructueuse collaboration avec l'association " Via Sahel, enfants d'Afrique "- nous avons pu évaluer le résultat de l'action précédente de juillet 2009 : plusieurs points de satisfaction ont été constatés ; quelques insuffisances ont été relevées ; quelques amélio-rations ont été apportées, d'autres devront être réalisées dès que possible.

 

La mise en place d'un secteur Biochimie, rendue possible par l'acquisition d'un spectro-photomètre, a bénéficié de l'aide généreuse de la société française " Biolabo ".

 

 

Des rencontres avec quelques personnalités ont eu lieu à fin de rechercher les soutiens indispensables à la pérennisation de ce laboratoire, dont l'utilité pour la population locale semble reconnue.

 

 

 

 

Préambule

Cette mission, qui s'est déroulée entre le mercredi 3 novembre et le vendredi 19 novembre 2010, concernait les deux sites maliens déjà bien connus de l'association " Biologie Sans Frontières " (BSF) :
.l'un de ces sites est le laboratoire de la commune de Sangha, localité rurale distante de 800 à 900 Km de la capitale, qui avait bénéficié de 2 interventions préalables de BSF, la premiè-re en octobre 2008, la seconde en juillet 2009 .


le laboratoire de la toute récente clinique d'onco-hématologie pédiatrique " Hombori " à Bamako avait été visité en juillet 2009 par le missionnaire BSF à son retour de Sangha. Malgré sa brièveté -cet établissement d'hospitalisation étant à l'époque en cours de construction- cette visite avait fait l'objet d'un rapport écrit.

Ce préambule laisse transparaître des différences importantes entre ces deux sites et c'est pour quoi nous avons tenu à dissocier nos commentaires en deux textes séparés : le texte ci-après concerne exclusivement le laboratoire de Sangha.


1. Un rappel historique


L'idée du projet revient, semble t'il, à Monsieur le professeur Amagana Dolo (faculté de médecine et pharmacie de Bamako) et à Madame le docteur Nana Kodio -tous deux originaires de la commune de Sangha- en concertation avec le docteur Ibrahim Ouologuem, médecin du Centre de Santé Communautaire (CS Com)
.
Jean-Marie Nosal, qui, depuis le début des années 1980, mène à Sangha une action humanitaire, est sollicité pour la réalisation de ce projet. Avec l'accord de son association " Via Sahel, Enfants d'Afrique ", ONG française dont le siège se trouve dans le département du Tarn-et-Garonne, il apporte le soutien logistique et financier à ce projet et obtient, en 2007, l'assistance technique de BSF.

Un local, situé dans l'ancien dispensaire, est mis à la disposition du projet ; l'association " Via Sahel, Enfants d'Afrique " procède aux travaux d'aménagement intérieur et à la production d'électricité (photovoltaïque + groupe électrogène)

.Au cours de l'année 2008 tout s'accélère puisque BSF procède à :
.la désignation d'un responsable du dossier
.en liaison permanente avec " Via Sahel, Enfants d'Afrique " à une étude détaillée des
besoins en réactifs et consommables, une analyse économique au près de distributeurs
locaux, puis à l'établissement des bons de commandes pour les produits indispensables
.la fourniture du matériel de laboratoire indispensable au démarrage
.l'envoi d'une mission à Sangha (septembre - octobre)

Cette première mission n'aboutit pas totalement au résultat escompté puisque le matériel, transporté par voie routière, ne parviendra à destination que quelques semaines plus tard pour cause de difficultés survenues au moment du franchissement de la douane marocaine.

C'est l'année 2009 qui marquera le démarrage effectif de l'activité du laboratoire grâce, d'une part, au recrutement local d'un laborantin et la prise en charge de sa rémunération par " Via Sahel , Enfants d'Afrique " et, d'autre part, par l'envoi d'une nouvelle mission BSF en juillet 2009

Dès lors plusieurs analyses devenaient réalisables, parmi les quelles :
.des examens de microbiologie (recherche du paludisme, recherche du bacille de la tu-
berculose, la recherche des bactéries dans des produits pathologiques sur frottis colorés,
la parasitologie des selles et de l'urine
.quelques examens de sérologie (HIV, hépatite B, syphilis, groupages érythrocytaires …)
.quelques examens d'hématologie (dosage de l'hémoglobine, vitesse de sédimentation
globulaire, la numération des leucocytes dans le sang et formule leucocytaire)
.glycémie

L'intervention BSF de novembre 2010, commencée le samedi 6, s'est terminée le mercredi suivant. La brièveté de ce séjour témoigne non seulement de l'importance du travail préparatoire effectué en amont mais aussi de la qualité de la gestion du laboratoire au quotidien ainsi que de l'excellent accueil qui nous a été fait.

2. L'objectif de notre intervention à Sangha était double


2.1. Tout d'abord constater de visu sur le terrain les résultats de la mission précédente
et apporter toutes améliorations qui apparaîtraient souhaitables

2.2. Ensuite passer à l'étape de mise en place d'analyses de Biochimie, conformément au
souhait exprimé quelques mois plus tôt par le médecin du CS Com.


Le passage à cette seconde étape -rappelons le- avait été soumise à la condition que les résultats obtenus par le laboratoire durant les 6 premiers mois de fonctionnement soient jugés satisfaisants.
Attentif à toutes informations qui lui parvenaient, ce n'est qu'en début 2010 que BSF a pris la décision de poursuivre son intervention après réception des témoignages écrits de satisfaction formulés à la fois par les docteurs Ouologuem et Kouyaté, respectivement médecins du CS Com de Sangha et du CS de référence de Bandiagara.

3. Le bilan de la structure existante nous a paru encourageant

Cependant ce constat global plutôt satisfaisant ne doit pas masquer la nécessité de corriger quelques imperfections. Par ailleurs, s'agissant des prescriptions force est de reconnaître que leur nombre reste assez faible; mais il y a quelques raisons incontestables à cela.


3.1. Plusieurs points positifs doivent être soulignés

3.1.1. Tout d'abord la production d'électricité -signalée comme insuffisante à l'occasion
de la mission BSF précédente- a été optimisée : la surface de panneaux solaires a été
significativement augmentée et la capaciité d'accumulation de l'énergie produite a été
doublée.
Retenons aussi qu'en cas de besoin un supplément d'énergie peut être fournie par un
groupe électrogène (dont le seul défaut est d'être bruyant).

3.1.2. Les locaux sont dans un état remarquable de propreté (y compris le poste des
colorations) et les appareils sont maintenus à l'abri de la poussière, ce qui indubita-
blement signe l'attachement profond du laborantin à son milieu de travail ainsi qu'à
ses outils

3.1.3. Le traitement des déchets se fait avec un soin scrupuleux
Les produits contaminés sont triés puis traités selon leur niveau de dangerosité
.les aiguilles à prélèvements, recueillis dans un conteneur hermétique, sont livrées à
l'incinérateur du Centre de Santé. Il en est de même de tous les autres objets souillés
par du sang ou autres produits pathologiques
.une poubelle banale sert pour les divers autres produits non dangereux

3.1.4. L'évacuation des eaux usées -qui, soulignons-le, ne constituent qu'un faible
volume- se fait par un tuyau qui, à l'extérieur du laboratoire, s'enfonce dans le sol, à
distance de toute habitation.
Au regard de la règlementation et des habitudes des pays occidentaux le procédé peut
paraître insuffisant ; mais qui peut dire comment procéder différemment ?

3.1.5. Les prélèvements de sang sont effectués à l'aide de matériel à usage unique,
dans une pièce séparée du local technique.

3.1.6. Les registres ainsi que la feuille de prescriptions - résultats sont correctement
utilisés. Une exception toutefois : les fiches de stocks, à propos des quelles nous re-
viendrons plus loin.
Les relevés statistiques des examens réalisés ainsi que des résultats peuvent donc se
faire, tout en regrettant de ne pas disposer d'un micro-ordinateur, qui permettrait de
réaliser cette opération avec plus de rapidité et de précision.

3.1.7. Le cahier des techniques et procédures rédigé à l'occasion de la mission BSF de
juillet 2009 est toujours là, en bon état

3.1.8. Le rangement des réactifs, consommables et produits divers dans les différents
placards et sur les nombreuses étagères est fonctionnel, permettant ainsi une surveil-
lance facile des stocks

3.2. Des insuffisances ont néanmoins été relevées

Quelques unes ont été corrigées ; d'autres devront l'être au plus tôt ou dès que possible.

3.2.1. En matière d'hygiène :

.il conviendrait de laisser en permanence sur la paillasse, à portée de main, une pis-
sette contenant de l'eau de Javel, produit indispensable pour la désinfection des sur-
faces (voire de la peau) après souillure par du sang ou autres liquides biologiques

.nous avons insisté au près d'Ibrahim, le laborantin, sur la nécessité du port des lu-
nettes de protection au cours des manipulations qui comportent des risques de pro-
jections. Ces lunettes existent ; elles ont été fournies par BSF il y a plus d'un an.

.les gants de protection -dont le port est habituel- sont fournis par le CS mais ne cor-
respondraient pas toujours à la pointure adéquate. Ce problème se doit de trouver sa
solution par une concertation entre Ibrahim et l'infirmier-major

3.2.2. Le problème de l'eau

Le robinet placé au-dessus de l'évier n'est toujours pas raccordé à une citerne. Bien
qu'il ne s'agisse pas d'une priorité une arrivée d'eau constituerait toutefois un progrès
et un confort supplémentaire. Le problème, qui ne se situe pas au niveau de la mise en
place d'une citerne, est de savoir comment la remplir périodiquement à partir du puits
le plus proche, situé en contre-bas à une distance de 100 à 150 mètres.

3.2.3. Le matériel à prélèvements de sang

Le laboratoire dispose de tubes sous vide (Becton-Dickinson), qui -pour la plupart- ont
été fournis par un Centre Hospitalier de France et transportés au Mali grâce à la colla-
boration de l'association nantaise " Les Amoureux du Désert "
Malheureusement le stock d'aiguilles adaptées à ce genre de tubes est épuisé ; il en est
de même des " corps de prélèvements ".
Il en résulte un usage aberrant des tubes, puisqu'il faut les déboucher avant d'y intro-
duire le sang.
Il est donc indispensable que l'on achète au plus tôt à la fois des aiguilles et des corps
de prélèvements :
.distributeur : ASL Mali
.corps de prélèvements Vacutainer Unité de condition. (UC) : sachet de 250
Réf. 364815 Prix 2009 de l'UC : 9.500 F
.aiguilles prélèvements veineux 21 g Vacutainer UC boîte de 100 aiguilles
Réf. 360213 Prix 2009 de l'UC : 6.000 F

3.2.4. L'identification des échantillons prélevés
.La durée de conservation des échantillons après réalisation des examens
.La conservation des réactifs

.Nous avons insisté sur la nécessité d'inscrire l'identité du patient sur chacun des tu-
bes de sang prélevé en se conformant aux modalités résumées dans l'annexe n°1..
.Pareillement la durée de conservation des échantillons de sang et les modalités de
conservation des réactifs ont fait l'objet de la même insistance. Voir l'annexe n° 1

3.2.5. Les modalités pratiques de quelques examens ont été revues

.La réalisation des frottis sanguins

.La coloration de May-Grünwald-Giemsa (MGG)
Déjà en juillet 2009 la qualité de l'eau du puits avait été jugée et signalée peu satisfai-
sante pour la coloration de MGG en raison de son pH trop bas. Il avait donc été recom-
mandé d'utiliser l'eau du puits de la maison " Via Sahel ", qui donnait des résultats
meilleurs. A notre regret cette recommandation n'est pas suivie.

.Les vitesses de sédimentation globulaire : dons de BSF, un portoir " Carteau & Ots "
ainsi que les consommables correspondants permettront de réaliser les VS dans des
conditions d'hygiène meilleures qu'à l'aide des tubes en verre

.Le test d'Emmel devient réalisable puisque dans nos bagages nous avons apporté une
balance -offerte par BSF-, qui permettra la pesée du métabisulfite de Na pour la pré-
paration extemporanée de la solution. Une boîte hermétique, que nous avons égale-
ment apportée, servira de chambre humide


3.2.6. Les températures à l'intérieur du local.
Pour mémoire on peut en peut en faire état afin de souligner les conditions difficiles de
travail : dès 9 heures du matin le thermomètre affiche 30°C, en fin de matinée il an-
nonce 35° ; dans le courant de l'après-midi il se stabilise à 39°.

3.2.7. De petites étagères murales pourraient être installées entre les 2 fenêtres du local
technique, ce qui éviterait de laisser divers documents éparpillés sur le bureau.

3.2.8. Un photocopieur tout neuf a été ramené de France par Jean-Marie Nosal.
L'appareil est très utile ; c'est pour quoi il conviendrait de faire connaître au laborantin
les coordonnées du distributeur des consommables (cartouches d'encre) au Mali.

3.3. Quelques chiffres permettent de juger de l'aspect quantitatif de l'activité

Ils concernent les analyses le plus fréquemment prescrites ; le relevé concerne la pério-
de comprise entre le 01 janvier et le 8 novembre 2010, soit 315 jours :

.recherche de paludisme : 155 dont 98 positifs
.recherche de tuberculose : 37 patients (37 x 3 prélèvements) dont 6 patients positifs
.sérologie HIV : 24 patients dont 10 positifs
.hématocrite : environ 100
.groupages sanguins ABO Rh : 160 (bilans pré-opératoires et consult. pré-natales)
.tests de grossesse : environ 100
.glycémie : environ 30 (surtout en bilan pré-opératoire)
.colorations de Gram : non évaluées
.sérologies toxoplasme, syphilis, salmonelles : rarement prescrites

Quelques commentaires à ce propos :

.le prescripteur principal a conscience du nombre pas très élevé de ses prescriptions ;
rappelons que les analyses restent à la charge financière du patient

.l'évolution quantitative de cette activité ne pourra se juger que dans la durée

.cet aspect quantitatif ne permet nullement de porter un jugement sur la qualité du
service rendu, reconnu et apprécié par le corps médical régional

.enfin nous demandons au prescripteur principal de veiller à ce que la prescription des
examens biochimiques -très récemment mis en place conformément à ses souhaits- ne
reste pas trop longtemps nulle

4. Second objectif de notre intervention : la mise en place d'examens de Biochimie

La réalisation de cette nouvelle étape de l'action de BSF à Sangha nécessitait au moins trois préalables :
.un bilan satisfaisant de l'activité précédemment mise en place. Voir §.3 du présent rapport
.l'acquisition d'un spectrophotomètre
.l'acquisition des réactifs et l'assurance de pouvoir les conserver dans des conditions de températures acceptables

4.1. L'acquisition d'un spectrophotomètre

.Il s'agit du " Kenza Max ", commercialisé en France par la firme " Biolabo "
.Appareil neuf dont le financement a été pris en charge pour 2/3 par BSF et pour 1/3 par l'association " Via Sahel Enfants d'Afrique "
.Quelques semaines avant notre départ Jean Sémon s'était rendu chez " Biolabo " afin de se familiariser avec son fonctionnement
.Quelques jours avant notre arrivée l'appareil était parvenu à Sangha dans les bagages de Jean-Marie Nosal, venu en mission au mois d'octobre.
.L'apprentissage du laborantin à son utilisation s'est fait rapidement
.Le seul regret que nous formulons concerne la maintenance curative ; en cas de panne que le laborantin ne réussirait pas à résoudre par lui-même la situation deviendrait problématique puisqu'aucun SAV n'a été prévu ni au Mali ni dans un pays limitrophe. Mon-sieur Charpentier nous fait savoir que la question est à l'étude.

4.2. Les réactifs nécessaires au démarrage ont été fournis par " Biolabo "

4.2.1. Ils ont été offerts à BSF à titre gracieux, ce qui a très considérablement facilité le
travail de préparation de notre mission : que Monsieur JF. Charpentier, directeur de
" Biolabo " ainsi que ses collaborateurs en soient chaleureusement remerciés

4.2.2. Le transport du colis -d'un poids de 6 Kg, mais compact et donc assez peu encom-
brant- s'est fait dans les bagages de l'un de nous

4.2.3. Durant toute la durée du trajet -y compris le trajet qui, entre Bamako et Sangha, a
duré presque 2 jours- les produits sont restés à la température ambiante, élevée à cette
époque de l'année. Malgré notre inquiétude la stabilité d'aucun de ces réactifs ne s'en est
ressentie. Cela mérite d'être dit.

4.2.4. Les nouveaux paramètres analysables sont :
.glycémie
.créatinine
.transaminases
.bilirubine totale et cojuguée
.protéines totales du sérum

4.2.5. S'agissant du dosage des protéines urinaires : ce n'est que trop tardivement que
nous avons appris l'existence du coffret " Biolabo " pour leur dosage colorimétrique
(rouge de pyrogallol + molybdate).
Nous recommandons toutefois cette technique, qui présente quelques avantages par
rapport à la technique turbidimétrique (voir " Bioltrop-GLOBE ").

4.2.6. Ne disposant pas d'une eau de qualité convenable -sujet sur lequel nous revien-
drons- il ne nous a pas été possible d'obtenir des résultats satisfaisants de dosage du
calcium.

4.2.7.Les prix proposés par le distributeur malien des produits " Biolabo " figurent en fin
du document, à la suite des annexes

4.3. La distribution des produits " Biolabo " est assurée au Mali

.Le distributeur actuel est " Action Santé Logistique Mali " (ASL Mali), à qui -durant la visite que nous lui avons rendue à Bamako- nous avons demandé d'apporter beaucoup d'atten-tion aux conditions de livraison à Sangha, localité géographiquement isolée et lointaine.

.Au cours de cette rencontre nous nous sommes aussi entretenus de la proposition de Monsieur Charpentier de fournir à titre gracieux les plasma de contrôles dont pourraient avoir besoin les laboratoires utilisateurs des produits " Biolabo " ; proposition dont la mise en application nécessitera une concertation préalable entre " Biolabo " et son distributeur local.

4.4. Une difficulté s'est présentée : trouver une eau de qualité satisfaisante

L'eau -qu'elle soit distillée ou déminéralisée- nous pensions qu'il serait possible de s'en procurer au près du CS de Bandiagara. Avec étonnement nous apprenons que cette solution, qui avait été suggérée dans le rapport de la mission précédente, comporte des difficultés et qu'il n'a pas été possible de l'appliquer.
Nous ne pouvions donc que nous adresser au commerce local, qui en fournit pour les batteries d'automobiles ; nous en avons achetée quelques bouteilles.
Les résultats très décevants de nos tests biochimiques nous ont amenés à considérer la qualité de cette eau ; horrifiés, nous avons découvert de grosses particules de saletés au fond des bouteilles, dont, de surcroît, émanait une odeur prononcée de produit à vaisselle.

La seule alternative consistait donc à utiliser l'eau de source vendue en tant qu'eau de bois-son (eau de marque " Oasis "), avec laquelle nous avons obtenu des résultats satisfaisants, sauf pour le dosage du calcium comme nous l'avons déjà mentionné au §.4.2.6.


4.5. La mise en place du dosage spectrophotométrique de l'hémoglobine a été faite

Cela semble important puisque le stock de centrifugeuses à micro-hématocrite de BSF s'épuise rapidement sans perspective de pouvoir le renouveler
La technique utilisée -très simple et sans réactif autre que de l'eau ammoniacale- est celle qui a été fournie à BSF pour " Bioltrop-GLOBE "


5. Le problème de l'approvisionnement en réactifs pour tests HIV


Le laboratoire de Sangha, au même titre que chaque laboratoire du pays -et même du continent africain-, peut bénéficier de la gratuité accordée par le " Fonds Mondial " pour la fourniture des réactifs nécessaires à la sérologie HIV.
Ce principe nous a été rappelé à la Direction Régionale de la Santé de Mopti-Sévaré par le docteur Mama Coumaré, qui, par ailleurs, nous a clairement exposé la procédure adminis-trative très simple pour obtenir ces réactifs.

Ibrahim, le laborantin, nous a relaté une réalité plus complexe, que -au demeurant- nous n'avons pas réussi à comprendre bien précisément.

Dans l'intérêt de tous la situation nécessite donc d'être clarifiée et c'est pourquoi nous proposons que soit appliquée scrupuleusement la procédure officielle de demande en vigueur en République du Mali, que nous a rappelée le docteur Coumaré, à savoir :

.en tout premier lieu il appartient au médecin-chef du CS de Sangha d'évaluer les besoins puis de les transmettre au médecin-chef du CS de référence de Bandiagara

.puis le médecin-chef du CS de Bandiagara,fait remonter la demande à la Direction Régionale de la Santé de Mopti-Sévaré, qui donne ordre à la Pharmacie Populaire du Mali (PPM) de procéder à la livraison du produit.


6. Nous avons eu des contacts avec quelques personnalités


6.1. Les personnalités que nous avons rencontrées


6.1.1. Le docteur Mama Coumaré, Direction Régionale de la Santé à Mopti-Sévaré

Le docteur Coumaré, qui nous a accueillis avec amabilité et courtoise, s'est dit très intéressé par l'action menée par BSF à Sangha et il nous a confié son intention d'y aller faire une visite dès que possible.
A sa question de savoir si BSF serait en mesure d'intervenir en d'autres sites de sa région sanitaire nous lui avons répondu que la demande doit en être formulée au président de l'association ; à cette fin nous lui avons communiqué l'adresse du site internet de BSF : www.bsf.asso.fr
Interrogé sur la procédure administrative de demande des réactifs pour sérologie HIV à titre gratuit il nous l'a clairement exposée. Nous venons de la relater dans le §.5.


6.1.2. Le Professeur Cissé, directeur du Centre Charles-Mérieux à Bamako

Sur les recommandations du docteur J.L.Machuron (Fondation Mérieux à Lyon) nous avons sollicité une entrevue avec le Pr Cissé, avec qui nous nous sommes entretenus en présence du docteur Daniel Yalcouyé, chef du laboratoire, et de Monsieur Nouhoum Bouaré, gestion-naire de projets.
L'objet de la visite était de nous entretenir de l'opération RESAOLAB (réseau Afrique de l'Ouest de laboratoires), qui s'inscrit dans la continuité de l'opération " Biomali " -arrivée à son terme il y a quelques mois- mais avec un territoire d'action étendu à 2 autres pays, qui sont le Burkina-Fasso et le Sénégal.
A la question de savoir si les laboratoires aidés par BSF dans ces 3 pays peuvent bénéficier des formations dispensées par RESAOLAB le professeur a répondu par l'affirmative. Il suffit que les intéressés en formulent la demande au directeur du Centre Charles-Mérieux, de préférence avec l'accord de la Direction Régionale de la Santé.

Le Pr Cissé souhaite que puisse être désigné un correspondant local, dont le rôle serait celui d'interlocuteur BSF au près de RESAOLAB, ce qui présenterait l'avantage d'établir des liens privilégiés entre ces deux structures mais aussi celui d'accélérer l'examen de chaque dossier de demande de stage

Amagana DOLO, professeur de Parasitologie à la faculté de Médecine et Pharmacie de Ba-mako, nous a exprimé son accord oral de principe pour exercer ce rôle ; accord qui nécessi-terait cependant d'être officialisé par une demande que lui adresserait le président de BSF.

Le Pr Amagana Dolo semble tout indiqué pour cette fonction, lui qui est l'initiateur du projet de laboratoire à Sangha, sa commune natale ; lui -aussi- qui intervient fréquemment comme formateur au Centre Charles-Mérieux ; lui que BSF a rencontré à l'occasion de chacune de ses missions précédentes au Mali.


6.1.3. Le docteur Ibrahim Ouologuem, médecin-chef du CS Com de Sangha

Au cours d'un entretien à la fois fort sympathique et passionnant le Dr Ouologuem et Mr Sérou Guirou, infirmier-major, nous ont longuement exposé les nombreuses mesures instaurées par l'Etat malien en matière de Santé en général et de médecine préventive plus particulièrement, insistant sur l'importance accordée aux campagnes de vaccination, qui ont très largement contribué à la raréfaction des épidémies tant virales que bactériennes.

Les motifs d'hospitalisation les plus fréquents sont évoqués. C'est ainsi que nous appre-nons, par exemple, la nature de l'une des interventions chirurgicales pratiquées dans le CS de façon non exceptionnelle, qui est la lithiase des voies urinaires chez l'enfant, pathologie peu banale dans les pays occidentaux.

S'agissant du laboratoire ils nous confirment l'aide précieuse qu'il constitue pour eux et ils nous font part de leur satisfaction de pouvoir désormais disposer de paramètres de biochimie, tout en prévoyant que le réflexe de prescription de ces analyses ne leur viendra peut-être que très progressivement

A l'évocation de l'éventualité de panne de l'un des appareils -avec les conséquences malheu-reuses qui en découleraient- ils nous apprennent qu'au cours d'un passage récent à Sangha une commission ministérielle, satisfaite du fonctionnement du laboratoire, va proposer de l'inscrire sur la liste des laboratoires susceptibles de recevoir des dotations gouvernemen-tales, ce qui permettrait de renouveler progressivement le matériel en place.

Pour des raisons de pronostic vital il arrive de devoir recourir à des transfusions sanguines sur place, notamment dans les cas d'anémie grave de l'enfant impaludé. Alors même que les examens biologiques s'effectuent à Sangha en vue de sélectionner un donneur compatible il est fort regrettable, faute de ne pas disposer du matériel nécessaire, de ne pas pouvoir procéder sur place au prélèvement de la poche de sang, opération pour laquelle le donneur doit se rendre à Bandiagara (ville distante de 1,5 à 2 heures de trajet)
Par un courrier très récent la question a été posée à un ancien directeur parisien d'EFS concernant l'aide qui pourrait raisonnablement être proposée pour améliorer cette situation.


6.1.4. Le docteur Boureima DABO

Sur le chemin du retour vers Mopti puis Bamako nous avons fait une courte étape au CS de Kamba, localité située à une quinzaine de Km de Sangha en direction de Bandiagara.
Le docteur Dabo, médecin de l'Etablissement, a manifesté attention et intérêt pour les examens de biochimie désormais réalisables à Sangha.


6.1.5. Ambassade de France au Mali

Durant le long entretien que nous ont accordé Madame Laura Lionnet et le docteur Michel Marquis - service de la Coopération et Action Culturelle- nous leur avons présenté l'asso-ciation " Biologie Sans Frontières " puis décrit les opérations -actuelle et passées- menées par cette association au Mali, soulignant notre souhait d'un appui -au moins moral- des autorités gouvernementales de France.
A cette occasion nous avons appris que l'ambassade de France organise périodiquement une réunion des acteurs et opérateurs Santé au Mali, la plus récente de ces réunions -dont le compte-rendu nous a été remis- s'est tenue le 24 juin 2010 dans les locaux du Centre Charles-Mérieux. Nous suggérons à l'ambassade de penser à adresser à notre association une invitation pour la prochaine de ces réunions.

6.2. Les personnalités avec les quelles nous avons eu un entretien téléphonique

6.2.1. Le docteur Kouyaté, médecin-chef du CS de référence de Bandiagara
Désireux de faire le point sur les relations -que nous jugeons indispensables- du labora-
toire de Sangha avec celui de Bandiagara nous aurions souhaité rencontrer le docteur
Kouyaté, comme cela avait pu se faire à l'occasion des missions BSF précédentes.
Le Dr Kouyaté étant absent lors de nos deux passages à Bandiagara notre seul contact
avec lui a été de nature téléphonique.

6.2.2. Le professeur Amagana Dolo
Voir paragraphe 6.1.2.

6.3. Par contre, à notre regret, aucun contact n'a pu être établi avec :

6.3.1. Monsieur le maire de Sangha, actuellement très occupé par des tâches municipa-
les particulièrement nombreuses

6.3.2. L'association malienne des biologistes médicaux (AMABIM)
Il ne nous a pas été possible de renouveler la visite faite aux membres de cette associa-
tion en juillet 2009. Nous leur adressons néanmoins un exemplaire du présent rapport
en témoignage de l'attachement de " Biologie Sans Frontières " à entretenir cette relation.


7.Matériel et objets fournis au laboratoire à l'occasion de cette mission

7.1. Matériel
.spectrophotomètre neuf" Kenza Max " (BSF 2/3, " Via Sahel E. d'Afrique 1/3)
.balance neuve " ADAM " QT 202 portée 200 g. sensibilité 1 cg (BSF)
.portoir à VS " Carteau & Ots " + tubes usage unique (BSF)

7.2. Objets divers
.compte-temps neuf (BSF)
.2 thermomètres neufs (BSF)
.programmateur pour le réfrigérateur (BSF)

7.3. Papeterie
.registre de techniques de laboratoire (missionnaire)
.bloc de papier millimètré (missionnaire)
.agrafeuse + agrafes (missionnaire)
.6 markers (BSF)

7.4. Coffrets de réactifs offerts par " Biolabo " pour dosages de :
glycémie, créatinine, transaminases, protéines sérum, bilirubine, calcium


8. Récapitulatif des tâches restant à effectuer

8.1. Par BSF
.Participation du Pr Amagana DOLO aux relations entre BSF et RESAOLAB (§.6.1.2)
.Suivi du contact établi avec un professionnel de la transfusion sanguine (§.6.1.3)

8.2. Par le docteur Ouologuem (CS Sangha)
.Clarifier le problème de la fourniture d'eau distillée par le CS de Bandiagara (§.4.4)
.Clarifier les conditions d'obtention gratuite des réactifs pour tests HIV (§.5)tests

8.3. Par Ibrahim, le laborantin
.Pissette d'eau de Javel -non périmée- sur la paillasse (§.3.2.1).
.Gants de protection (§.3.2.1)
.Modalités de prélèvements de sang (§.3.2.3)
.Etiquetage des tubes de sang (annexe n° 1)
.Durée de conservation des échantillons (annexe n° 1)
.Modalités de conservation des réactifs (annexe n° 1)
.L'eau pour la coloration de MGG (§.3.2.5)

8.4. Par " Via Sahel Enfants d'Afrique "
.Arrivée d'eau par le robinet au-dessus de l'évier (§.3.2.2)
.Installer des petites étagères murales (§.3.2.7)
.Coordonnées d'un distributeur local d'encre pour le photocopieur (§.3.2.8)
.Veiller à ce que le congélateur ne soit pas utilisé lorsque c'est le réfrigérateur qui
doit l'être (annexe n°1 §.3.1)

8.5. Par " Biolabo "
.SAV spectrophotomètre " Kenza Max " (§.4.1)
.Livraison des plasma de contrôle à titre gratuit (§.4.3)

Remarque : organiser des séances de formation pour le laborantin (§.6.1.2)
.gestion du laboratoire
.interprétation des résultats d'analyses de biochimie


Annexe n°1

1. Identification des échantillons de prélèvements (règles d'étiquetage)


1.1. l'inscription de l'identité du patient doit être faite après réalisation du prélèvement
(jamais avant) et immédiatement après réalisation du prélèvement

1.2. l'inscription ne se fait qu'après avoir interrogé le patient sur son identité ; se fier
exclusivement à l'identité mentionnée sur le bon de demande d'examens expose à
un grand risque d'erreur

1.3. l'inscription minimum doit comporter le nom et le prénom, écrits de façon lisible
et indélébile sur étiquette de papier.
A défaut de pouvoir l'écrire sur l'étiquette des tubes la date de naissance pourra
n'être portée que sur le registre de recueil des résultats.

1.4. Le numéro attribué à chaque échantillon doit figurer à la fois sur ce registre et sur
chacun des tubes prélevés. La date précise (jour et heure) du prélèvement doit figu-
rer sur le registre


2. La durée de conservation des échantillons après réalisation des examens

2.1.Un échantillon ne doit pas être jeté dès lors que l'analyse est terminée.

2.2. La durée pendant laquelle il doit être conservé dépend des 2 facteurs principaux
suivants :
.la température de conservation (2 jours à température ambiante, pas plus de 7
jours dans le réfrigérateur)
. la nature des analyses pratiquées : si sérologie HIV se conformer à la règlemen-
tation et/ou aux habitudes du pays (se concerter avec le CS de Bandiagara)


3. La conservation des réactifs

3.1.Température :

.quelques produits doivent être conservés à température ambiante (colorants)
.beaucoup de réactifs (sérologie, biochimie, groupages sanguins …) doivent impé-
rativement être tenus à une température qui ne doit être ni inférieure à +2°C ni
supérieure à +8°C (c'est-à-dire dans un réfrigérateur dont la température est cor-
rectement stabilisée)

Le laboratoire de Sangha dispose d'un réfrigérateur et d'un congélateur. On doit condamner
l'habitude qui semble avoir été prise de conserver les réactifs dans le congélateur même si le
thermostat est placé en position minimum.
Il est inadmissible qu'il ne soit pas fait usage du réfrigérateur.

3.2. Les réactifs doivent être gardés dans leur coffret d'origine

3.3. Un coffret entamé se doit d'être terminé avant d'en entamer un autre (dans
le respect -bien évidemment- de la date limite de validité)

3.4. Les notices doivent rester à l'intérieur des coffrets.

C'est ainsi que nous n'avons pas pu réaliser la sérologie syphilis par la méthode du TPHA pour
la seule raison que la notice d'utilisation avait été retirée du coffret puis égarée.

3.5. La date limite d'utilisation de chaque coffret doit être régulièrement sur-
veillée.
Si au moment de la réception d'une commande l'un des produits présente une durée de validité
jugée trop courte le produit sera renvoyé au distributeur et la facture ne devra pas être payée.

Annexe n°2
Planning prévisionnel de la mission au Mali en novembre 2010

Date Contacts - Actions Adresses postales Adresses électroniques Téléphone
Mercredi 3 novembre Docteur Togo : accueil aéroport
hébergement Bamako togoboubacar2000@yahoo.fr (00.223) 66.74.29.04
Autre possibilité d'hébergement : Chez Gina et Adama
Bako Djicoroni sud ACI (rive droite du fleuve) rue 592 porte 171 (verte) près du marché
.Prendre direction de Kalabancoro juste à l'angle de la station essence " Soyatt " tourner à droite et on arrive dans la rue 592
Porte 171 à 150 m à gauche (porte verte) .tél. 79.04.29.47 et 65.65.93.10 Adama : 76.46.56.28

Jeudi 4 novembre Visite clinique Dr Togo Bamako
Rencontre Aglaé Simoes aglaesimoes@gmail.com Tél. 77.76.11.85 Martin : 75.47.85.41 Tél. Alain Vallet ou sa femme
Via Sahel (Sangha) Maison " Via Sahel " Sangha Alain : 79.12.92.90
Awa : 76.22.54.09
Réserver hôtel à Sévaré :
. "Via via "
. "Le Repos du Dogon "
.A 2 pas de la gare routière
.Près de l'antenne " Orange "

hotelreposdudogon@yahoo.fr
66.72.85.41 / 21.42.12.64
21.42.10.93 / 66.73.53.67 / 76.27.32.96

Réserver place dans bus pour le lendemain. Voir ci-dessous Gare de Sogoniko : Gare de Binké :
.Bani Transport Tél. 21.20.60.81 .Ghana Transport 20.21.99.30
.Bittar 21.20.12.05 .Binké Transport 20.20.33.19 / 20.20.56.83

Ambassade de France
Coopération Décentralisée et Non Gouvernementale
Serv. Coopération et Action Culturelle Mr le Dr Michel MARQUIS
Mme Laura LIONNET michel.marquis@diplomatie.gouv.fr
laura.lionnet@diplomatie.gouv.fr 44.97.57.77
44.97.57.57
Rencontre ASL Mali
Mme TOLO, directrice Bako Djicoroni Sud
Rue 730 Porte 580 BKO actionsantelogistique@gmail.com
20.28.33.22
Tél. à Pr Cissé
Centre Charles-Mérieux Mr le Pr Boubacar Sidiki CISSE boubacar.cisse@fondationmerieux-mali.org
Tél. 20.22.51.54 et 44.90.03.55
Tél. Ibrahim : laborantin Sangha 74.00.17.77
Tél .au Dr Kouyaté
.au Dr Mama Coumaré Médecin-chef CS de Bandiagara
Direction Régionale Santé (Sévaré) bayekou2007@yahoo.fr Tél. 21.44.20.48 / 66.85.44.11
mamacoumare@yahoo.fr Tél. 75.40.13.15

Date Contacts - Actions Adresses postales Adresses électroniques Téléphone
Vendredi 5 novembre Trajet Bamako ? Sévaré
Repas + nuit à l'hôtel Si possible hôtel " Via via " Voir ci-dessus


Samedi 6 novembre Trajet Sévaré ? Bandiagara Si possible en taxi collectif
A défaut taxi de location
.Direction régionale de la Santé
à Sévaré Dr Mama Coumaré

.Visite au Dr Kouyaté (si possible)
CS de Bandiagara

Voir ci-dessus
Trajet Bandiagara ? Sangha Taxi collectif ?
Taxi de location : plus probable

Dimanche 7 à jeudi 11 nov. inclus environ Laboratoire CS Sangha
Date de retour dépendra de l'avance-
ment de notre travail

Hébergement à " Maison de Via Sahel "
Vendredi 12 et samedi 13 nov. Retour vers Bamako .Sangha ? Sévaré : taxi de location
.Sévaré ? Bamako : bus

Dimanche 14 à
jeudi 18 nov. inclus .Laboratoire Dr TOGO
.Visites (protocolaires et autres) .Ambassade de France
.Fondation Mérieux
.Distributeurs réactifs
.AMABIM
.Pr Amagana Dolo

Vendredi 19 nov. 6h00 Arrivée à Roissy-CdG


Transports en bus pour Sévaré :

1. Gare de Sogoniko : " Bani Transports " départ en principe à 7h00 (entre 8.000 et 10.000 CFA + supplément bagages))
" Bittar " départ en principe à 7h30 (un peu moins cher que " Bani Transport ")

2. Gare de Binké : ." Ghana Transport " départ 06h00 8.000 CFA
. "Binké Transport " départ 07h30 7.000 CFA

Coordonnées de quelques correspondants (novembre 2010)

Désignation Adresse postale Adresse électronique Téléphone
Docteur Boubacar TOGO Clinique onco-hématologie pédiatrique
Djicoroni sud Bamako togoboubacar2000@yahoo.fr 66.74.29.04
Ibrahim : technicien labo Sangha 74.00.17.77
ASL Mali
Bako Djicoroni Sud Rue 730 Porte 580 BKO actionsantelogistique@gmail.com
20.28.33.22
D2 Médical Distribution
Mme Sow Dembélé ACI 2000 Hamdallaye BKO dembele_medical@yahoo.fr 20.29.53.28
66.89.63.80
BIOSIM (distributeur CML et D.Stago)
Mr Simaga DIALOR Hôtel " Les Colibris " BP 7078 BKO dialorsimaga@yahoo.fr 66.74.31.37
B.I.C.T. (alcool éthylique)
Mr Dembélé et Mr Traoré Quartier du Fleuve BKO bictmali@yahoo.fr 20.22.93.69
Pharma Distribution Médicale
Mr Cissé (Biomérieux - T Coag) Rue Nelson-Mandela Porte 278
Hippodrome BP 1905 BKO pharmadistribution@yahoo.fr
Portable Mr Diallo : (223) 73.34.50.58 Mr Cissé : 202.21.75.75
Mme Aglaé SIMOES
Collaboratrice de Biolabo aglaesimoes@gmail.com 77.76.11.85
Association Malienne des Biolo-gistes Médicaux (AMABIM)
Dr Housséini MAÏGA Institut National de Recherche en Santé Publique (INRSP) BKO
hous_bou@yahoo.fr 76.16.53.61
76.42.05.56
65.68.34.30
Ecole Infirmières Sévaré
Mr Oumar Traoré 28, Sévaré traore.oum@voila.fr 76.03.60.89
CS de Bandiagara Dr Kouyaté Centre de Santé de Bandiagara bayekou2007@yahoo.fr
21.44.20.48
Mr le maire (Ali) Sangha 66.79.00.65/76.02.10.26
Alain Vallet Maison " Via Sahel " Sangha Alain : 79.12.92.90
Awa : 76.22.54.09
Dr Ibrahim Ouologuem CS Sangha iouologuem@yahoo.fr Tél. 65.76.42.40 / 77.77.08.69Dr Boureima DABO CS Kamba daboboureima@yahoo.fr 65.67.57.87
Inf. major Mr Sérou GUIROU CS Sangha 73.32.85.99 / 65.67.57.91
Mr Baïré DOLO ASSACO Sangha dolobaire@yahoo.fr 65.67.59.59
Direction de la Santé à Sévaré ? Dr Mama Coumaré mamacoumare@yahoo.fr 75.40.13.15
Pr Amagana Dolo Fac. Méd.et Pharm. Labo Parasit. BKO adolo@mrtcbko.org 76.42.46.61
Mme le Dr Nana KODIO Bamako nanakodio@hotmail.com 75.20.54.70
Ambass. de France Coopération
Serv. Coopération et Action Culturelle Mr le Dr Michel MARQUIS
Mme Laura LIONNET michel.marquis@diplomatie.gouv.fr
laura.LIONNET@diplomatie.gouv.fr 44.97.57.77
44.97.57.57
Fondation Mérieux Mr le Pr Boubacar Sidiki CISSE
Mme Lorène FOFANA (opération RESAOLAB)
Mr Nouhoum BOUARE (opération RESAOLAB) boubacar.cisse@fondationmerieux-mali.org Tél. 20.22.51.54 et 44.90.03.55
lorene.fofana@fondationmerieux-mali.org Tél. 76.40.51.47
nouhoum.bouare@fondationmerieux-mali.org Tél. bureau 20.23.22.14
cell. 76.05.55.66

Adresses de quelques hébergements

Ville Nom Situation Tél. mail
Bamako Adama GUINDO et son épouse Gina Quartier de Baco Djicoroni ACI
Rue 592 Porte 171 Adama : 76.46.56.28
Gina : 79.04.29.47 Bed & breakfast
Très correct

Ségou Mission catholique Dortoir


Mopti Hôtel Doux rêves
(Koidol Seyo) BP 32 Mopti
Près stade football 21.43.04.90 Site internet : www.hoteldouxreves.com Très bien
Hôtel du Campement A l'entrée de Mopti en arrivant de Sévaré


Mopti-Sévaré Via-via A 2 pas de la gare routière 66.72.85.41/ 21.42.12.64
Très bien
Le repos du Dogon Près antenne " Orange " hotelreposdudogon@yahoo.fr 21.42.10.93/ 66.73.53.67 / 76.27.32.96 Très correct

Bandiagara Hôtel La Falaise Près gare routière 21.44.21.28
76.01.53.35 contact@hotel-lafalaise-mali.com Très bien

Sangha Campement hôtel BP 2509 Bamako
Près de chez les guides 21.44.20.23
21.44.20.28
75.49.51.57
hotelsangha@yahoo.fr
Très bien
Le Castor Près de la maison de " Via Sahel " Non évalué
Via Sahel Notre lieu habituel d'hébergement Alain : 79.12.92.90
Awa : 76.22.54.09


Quelques adresses utiles

.Ambassade de France Square Patrice-Lumumba BP 17 Bamako Tél. 44.97.57.57
.Centre médico-social de la coopération française à Bamako Tél. 21.22.27.12 et 21.23.07.80

.Monsieur NOSAL Domaine de Sautou 82160 Castanet Tél. 05.63.65.72.64 et 06.81.88.15.62 mail : nosalw@wanadoo.fr